Cinq ans après la loi de cohésion sociale, quel bilan pour la GPEC ?
Mis à jour le 8 février 2010
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La loi de cohésion sociale du 18 janvier 2005 a instauré l’obligation de négocier un plan triennal de Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences - Gpec. Selon l’enquête intitulée « GPEC : contrainte légale ou opportunité ? WK-RH WK-CE et Oasys Consultants", 499 Instances représentative du personnel - Irp - et 407 Direction des ressources humaines - Drh - ont répondu à cette enquête.
L'accord Gpec porte ses fruits. En effet, 65 % des Drh signataires d'un accord Gpec se sentent mieux pour traverser la crise. Cet accord Gpec doit accompagner la vision stratégique à long terme de l'entreprise et faire évoluer la carrière des salariés, à travers la formation.
Même si les Irp ne sont pas d'accord sur la pertinence de ce qui est mis en œuvre, l'accord Gpec a permis de développer l'information sur les métiers, leurs évolutions et les passerelles possibles sur d'autres fonctions.
Les Irp soulignent également que les mesures d'accompagnement en faveur des seniors sont trop faibles. « Si la GPEC rentre progressivement dans les mœurs, il s'agit toutefois d'une première étape et le chemin reste long pour une véritable appropriation par les intéressés eux-mêmes, seule condition pour un réel succès ».
Par ailleurs, l'étude WK-RH WK-CE / Oasys Consultants montre que la Gpec, « oscillant entre réflexion et communication, prévision et urgence d'ajustement des effectifs, reste un exercice difficile pour les DRH et les IRP ».
Source : DOHY Aurore. Entreprise & Carrières, n°985, 19-25 janvier 2010, p.4